Auguste et l’Asie Mineure. – L. Cavalier, M.-Cl. Ferriès, F. Delrieux éds. – Bordeaux : Ausonius, 2017. – 584 p. : bibliogr., index, fig. – (Scripta Antiqua, ISSN : 1298.1990 ; 97). – ISBN : 978.2.35613.183.6.

La collection Scripta Antiqua d’Ausonius Éditions publie les actes d’un colloque tenu en 2014 à fin de commémoration des deux mille ans de la mort d’Auguste (parce que « deux mille ans, cela impose le respect », p. 13), qui a voulu faire preuve, dans cette commémoration, d’originalité en prenant pour sujet une région importante à bien des titres de l’empire romain, qui a fait l’objet de beaucoup d’études ces dernières années, mais à laquelle on pense rarement quand on s’intéresse au personnage d’Auguste.

Ces actes comprennent vingt-quatre communications, très majoritairement en français, précédées d’une introduction de Jean-Michel Roddaz, et conclues par Jean-Louis Ferrary, qui ont pour auteurs des spécialistes de la région ou de la période, voire des deux, et traitent soit, comme l’indique le titre, du rapport d’Auguste à l’ensemble de la région, à une province, à une cité ou à un groupe de cités, soit du rapport de l’une de ces entités à Auguste, soit d’une de ces entités, d’un point de vue général ou sur un aspect particulier sous Auguste.

Elles sont, comme il se doit, classées en trois parties, elles-mêmes chacune divisées en deux sous-parties, d’abord « Auguste et l’Asie mineure : pouvoir et gouvernement », puis « Saeculum Aureum ? L’Asie mineure sous Auguste », enfin « Regards provinciaux sur Auguste ». Comme toujours s’agissant d’un colloque, cette classification, certes utile, ne rend pas totalement compte de la diversité et de la richesse des contributions (Il est cependant difficile de ne pas émettre de réserves sur la notion de « laboratoire » [les guillemets sont des éditeurs] micrasiatique qui fait le titre d’une sous-partie).

Les contributions couvrent tous les types de sources. On remarque une importance particulière accordée aux monnaies, sur leur fonction première de moyen d’échange, avec celle de Gilles Brambourg qui ouvre le recueil, avec une mise au point sur les rapports entre les métaux qui dépasse largement la période augustéenne, sur leurs thèmes et les conclusions politiques qu’on pense pouvoir en tirer dans plusieurs autres.

De très belles cartes, des index des sources, des lieux et des personnages cités, une bibliographie abondante complètent heureusement ce recueil, qui confirme tout ce qu’on pouvait attendre d’un tel rassemblement de spécialistes à l’occasion d’un millénaire.

Emmanuel Lyasse

Publié en ligne le 05 février 2018