Autour du lexique latin. Communications faites lors du XIIIe Colloque International de Linguistique latine, Bruxelles, 4 au 9 avril 2005. – Editées par Gh. Viré. -Bruxelles : Latomus, 2008. – 294 p. – (Latomus ; 316). – ISBN : 2.87031.2575.

Les « Colloques internationaux de linguistique latine » qui, tous les deux ans, permettent aux spécialistes de cette discipline de donner un aperçu de leurs recherches sont universellement connus. Chacun intervenant à propos de son domaine de prédilection, les thèmes des communications sont, évidemment, très variés. Le congrès qui s’est tenu à Bruxelles en 2005 a réuni plus de cent trente participants. D’après les sujets qu’ils abordaient certains textes sont publiés dans Ordre et cohérence en latin (éd. par G. Purnelle et J. Denooz, Liège, 2007), d’autres dans De linguae Latinae usu (éd. par M. Lenoble, D. Longrée et C. Bodelot, à paraître au moment où nous écrivons ces lignes), d’autres encore dans Recherches sur la proposition relative latine: syntaxe, sémantique, pragmatique (éd. par D. Longrée, à paraître également au moment où nous rédigeons ce compte rendu). Le livre que nous examinons ici regroupe vingt-deux conférences qui s’intéressent en général aux mots. Divers points de vue sont adoptés : le plus fréquent est le point de vue sémantique; mais certains participants ont étudié des catégories de termes, comme les « quantifieurs universels » ; d’autres ont scruté la stylistique, l’étymologie, la « graduabilité » d’anthroponymes employés plus ou moins en fonction adjectivale, et ainsi de suite. Les propos sont tellement divers que l’éditrice Gh. Viré n’a dégagé ni unité ni fil conducteur ; aussi explique‑t‑elle dans l’avant-propos qu’elle a pris le parti d’opérer un regroupement thématique autour de trois axes : « tout d’abord les communications traitant de questions générales, ensuite celles qui sont davantage ciblées sur un ou plusieurs auteurs, […] enfin les articles qui sont plus spécifiquement consacrés à un mot, voire à plusieurs mots de sens proche ». Ne fût‑ce que résumer chacune de ces contributions prendrait trop de place. Pourtant elles sont toutes de très haut niveau. Aussi en citerons-nous les auteurs, dans l’ordre choisi par la coordinatrice, et les titres, afin que les lecteurs intéressés puissent se reporter facilement aux pages dont l’intitulé aura attiré leur attention : A. Bertocchi et M. Maraldi, « Universal Quantifiers in Latin : Some Remarks on Ambiguity », p. 9 ; F. Biville, « Entre substantif et adjectif : la ‘graduabilité’ du nom propre anthroponymique », p. 22 ; É. Gavoille, « Les noms de l’artisan dans la littérature latine : aperçu sémantique et stylistique », p. 37 ; F. Granucci, « Per una definizione di ‘parola’ in latino », p. 50 ; I. Ikonomova, « Recent – phobia Terms in Medical Latin expressing the Concept of Fear », p. 62 ; A.‑M. Martín Rodríguez, « Lacunes lexicales dans le champ sémantique de la femme en latin », p. 71 ; D. Molinari‑Carlès, « Les adverbes latins en – im : aspects sémantiques », p. 84 ; J.-F. Thomas, « La question de l’unité du polysème et la notion de vecteur sémique », p. 94 ; T. Del Vecchio, « Problemi di interpretazione delle interiezioni nelle commedie di Plauto e Terenzio », p. 109 ; R. López Gregoris, « El diminutivo en el lenguaje prescriptivo latino. Los carmina magica », p. 123 ; É. Évrard, « La diversification lexicale dans B.G. I à VII et dans les Douze Césars de Suétone », p. 139 ; M. Conde Salazar, « Algunas locuciones adverbiales en latin. Su empleo en Julio César », p. 151 ; C. Brunet, « Accipere, verbe support et élément du passif nominal chez Sénèque et Valère-Maxime », p. 167 ; M.‑A. Sanchéz Manzano, « Censere y arbitrari en testos dialogados », p. 180 ; A. Christol, « Latin gerere — i-e *Heg-es », p. 194 ; L . Sznajder, « Gloria dans la Vulgate ou le double poids de la traduction biblique latine », p. 203 ; C. Moussy, « La polysémie de iuxta dans la latinité tardive », p. 218 ; L. Gavoille, « Sermo, nom du ‘texte’ », p. 232 ; L. Unceta Gómez, « Incidencia de factores pragmáticos en la evolución semántica del verbo rogare », p. 244 ; S. Dorothée, « Les rapports de synonymie entre lat. signum, indicium et nota », p. 256 ; Z. Simon, « Zur Geschichte des lat. sum », p. 267 ; E. Nieto Ballester, « Algunas consideraciones en torno al origen de lat. torrens », p. 282. Cette liste montrera à l’évidence la richesse de ce bouquet de communications. Cela fait d’autant plus regretter l’absence d’index !

Lucienne Deschamps