Gaius Sallustius Crispus, De Catilinae coniuratione. Catilinas Verschwörung. – Hrsg. D. Flach. – Stuttgart : Steiner, 2007. – 129 p. : bibliogr. – (Altphilologie). – ISBN : 3.515.09088.9.

Après le De Agricultura de Caton et le Dialogue des Orateurs de Tacite en 2005, déjà chez le même éditeur, c’est maintenant une édition traduite et commentée du De Coniuratione Catilinae de Salluste que produit D. Flach. L’introduction (p. 13-46) s’apparente plus à un essai qu’à une présentation structurée de l’ouvrage ; D. Flach y situe Salluste à la lumière de deux thèmes qui lui sont chers depuis plus d’une trentaine d’années (cf. par ex. Tacitus in der Tradition der antiken Geschichtsschreibung, Göttingen, 1973), à savoir le développement du genre historique en Grèce et à Rome (ici, de Thucydide à Tacite essentiellement) et les diverses conceptions antiques sur l’histoire romaine (en particulier metus Punicus et conflits entre classes). Le texte (p. 49-72) est fourni sans apparat critique ; le principe de l’édition est la fidélité aux manuscrits. Parmi les 53 notes qui accompagnent la traduction, laquelle vient à la suite (p. 75-115), quelques-unes portent toutefois sur des questions de critique textuelle (n. 3, 14, 23, 43, 49). La bibliographie (p. 119-129) distingue d’une part les éditions, traductions et/ou commentaires, d’autre part la littérature secondaire, présentant 173 titres, la plupart en allemand et en anglais (5 titres seulement en français), la plupart antérieurs à l’année 2000 (seuls 6 titres, dont 2 de D. Flach lui-même, sont postérieurs à cette date). Certaines absences frappent particulièrement, ainsi E. T Tiffou, Essai sur la pensée morale de Salluste à la lumière des prologues, Paris 1974 ou T.F. S Scanlon, Spes frustrata. A Reading of Sallust, Heidelberg 1987.

Olivier Devillers