Gérard GENEVROIS, D’AXOS À OLYMPIE : SUR LES TRACES DE LA RACINE AL

L’auteur analyse les lignes 8-9 de l’inscription crétoise IC II, V 1 (Axos, ca 500),
où apparaît l’hapax δίαλσιος, formé sur la racine indo-européenne *al- « nourrir » (cf. ἄλσος,Ἄλτις). La δίαλσις ἰν ἀντρηίοι (« entretien alimentaire à la maison des hommes ) ») – privilège octroyé, en sus du μισθός, à des artisans embauchés par la cité – rappelle mutatis mutandis la σίτησις ἐν πρυτανείῳ de l’Athènes classique. Outre cet archaïsme, le passage étudié révèle peut-être un emploi intransitif du verbe ἰάλλω, qui semble être attesté dans d’autres textes doriens d’époque classique.

Abstract. – The author examines lines 8 and 9 of the Cretan inscription IC II, V 1 (Axos, ca
500) in which the morphan δίαλσιος appears, based on the Indo-European root *al- which
means «to feed» (see ἄλσος, Ἄλτις). The δίαλσις ἰν ἀντρηίο ι (“food care at the house ofmen”) is a privilege – like the μισθός which they also receive – offered to craftsmen hired
by the city and which reminds mutatis mutandis of the σίτησις ἐν πρυτανείῳ of Ancient
Athens. In addition to this archaism, the examined passage may reveal an intransitive use of the verb ἰάλλω, which also seems to have been employed in that way in other Dorian texts of the ancient period.