Hurst (A.), Sur Lycophron. – Genève : Droz, 2012. – 170 p. : bibliogr., index. – (Recherches et rencontres, ISSN : 1422.7606 ; 29). – ISBN : 978.2.600.01573.8.

Ce volume est un recueil de douze contributions de l’auteur de l’excellente édition du poème de Lycophron dans la Collection des Universités de France, parues entre 1976 et 2009 et augmentées d’un avant-propos et d’une notice biographique. Outre qu’il offre l’avantage de réunir dans un seul lieu des textes importants mais parfois difficile d’accès, ce volume présente en outre l’avantage d’en donner une version revue soit quand c’est nécessaire en raison des nouveaux travaux qui ont pu voir le jour depuis leur parution soit pour éviter des redites d’un texte à l’autre. Enfin, et ce n’est pas le moindre atout de cet ouvrage, les textes sont accompagnés d’une bibliographie des ouvrages cités ainsi que de quatre indices (auteurs et oeuvres ; personnes ; toponymes ; matières) qui en facilitent grandement l’utilisation. Les textes ne sont délibérément pas présentés dans leur ordre chronologique, mais en fonction de deux approches : la première partie est relative à des questions de portée générale sur le poète et son oeuvre envisagée selon un axe global comme le comique ; la seconde partie est consacrée à des lectures plus ponctuelles sur certaines parties du poème (comme la partie odysséenne), certaines expressions ou encore sur la réception du poème. Ce recueil, composé d’articles dont les spécialistes de Lycophron avaient déjà connaissance, vient heureusement compléter l’édition commentée de l’Alexandra dans la CUF, en en proposant un autre parcours. Un intéressant chassé-croisé se met alors en place : alors que ces articles ont pour la plupart alimenté la réflexion d’A. Hurst tandis qu’il travaillait à l’édition du poème, c’est maintenant l’édition du poème qui vient compléter ces articles plus anciens, dans une spirale du savoir et de l’interprétation qui n’est sans doute pas pour déplaire à Lycophron qui s’ingénie lui-même à faire comprendre son propre texte par lui-même en éclatant les données qui peuvent être reliées. On trouve donc ici les contributions suivantes qui n’ont plus besoin d’être présentées mais qui peuvent désormais être relues, pour la première partie : 1. « Sur la date de Lycophron » (p. 15-22) ; 2. « Sur le statut du texte de Lycophron » (p. 23-33) ; 3. « Étincelles dans l’ombre ? » (p. 33-47) ; 4. « Lycophron : la condensation du sens, le comique et l’Alexandra » (p. 47-58) ; 5. « Alexandre médiateur dans l’Alexandra de Lycophron » (p. 59-67). Pour la seconde partie : 1. « Les Béotiens de Lycophron » (p. 69-97) ; 2. « L’Odyssée de Lycophron » (p. 97-111) ; 3. « Sur terre et sur mer » (p. 111-120) ; 4. « Pyrrhus et Lycophron » (p. 120-134) ; 5. « Un commentaire de Lycophron dans un papyrus d’Oxyrhyinque ? » (p. 134-140) ; 6. « Commentaire de l’Alexandra de Lycophron dans le « papyrus de Berlin » 16984 ? » (p. 141-149) ; 7. « Isaac Casaubon et les « Notes sur Lycophron » » (p. 149-150).

Signalons pour finir quelques erreurs matérielles : p. 8 ligne 9 lire « Kolde » ; p. 18, deuxième traduction lire « c’est là que d’Ischénos » ; p. 24, ligne 12 lire « on ne saurait » ; p. 62 note 66 et p. 66 n. 71 lire « Durbec » ; les renvois p. 126-127 dans les notes 102 et 104 ne sont pas faits ; p. 155 ligne 15 lire « Durbec ».

Christophe Cusse