Kotlińska-Toma (A.), Hellenistic tragedy. Texts, translations and a Critical Survey. – Londres : Bloomsbury, 2014. – 322 p. : bibliogr., index. – (Bloomsbury Classical Studies Monographs). – ISBN : 978.1.4725.2421.8.

En 2006, Agnieszka Kotlińska-Toma (ci‑après AKT) publiait Tragedia hellenistyczna, livre issu de sa thèse de doctorat. L’ouvrage ici analysé en est la version remaniée. Neuf années séparent donc les éditions polonaise et anglaise, les modifications survenues entre‑temps tenant principalement, aux dires de l’auteur, à l’ajout d’un chapitre sur les tragédies à sujet biblique (p. 199-242). AKT reconnaît aussi avoir changé d’avis sur certains points, sans expliquer ni quels ils sont, ni pourquoi elle a été conduite à réviser son jugement.

Le volume se compose d’une courte préface (6 p.), suivie de quatre chapitres. Constitué d’observations liminaires sur la tragédie hellénistique (48 p.), le premier d’entre eux traite rapidement de sujets divers, bien connus des spécialistes : préservation et transmission des textes tragiques (p. 9-12) ; réflexions critiques sur la tragédie, aux trois derniers siècles av. J.‑C. (p. 12-23) ; thèmes historiques (p. 23‑28) et mythiques abordés dans les fragments conservés (p. 28-32) et problèmes qui y sont débattus (p. 32-33) ; questions relatives aux mètres et à la langue (p. 33-36), au chœur (p. 36-43), puis au drame satyrique (p. 43‑48).

Le deuxième chapitre (p. 49-198), soit la partie la plus importante du livre, s’intéresse aux différents dramaturges et à ce qui nous est parvenu de leurs œuvres respectives. Respectant la chronologie, il étudie d’abord les poètes formant le groupe connu sous le nom de « Pléiade » tragique que nos sources associent au règne du roi lagide, Ptolémée II. Le plan adopté est le même pour chaque auteur : testimonia littéraires, donnés dans leur langue d’origine et systématiquement suivis d’une traduction ; textes épigraphiques cités « in their original language in full » (p. xv), et traduits, sauf dans la sous-partie relative aux poètes tragiques connus par les seules inscriptions, où ils sont uniquement résumés, au prétexte qu’ils contiendraient force informations nuisant à la compréhension, tout en étant fort éloignées du sujet traité. En réalité, les principes énoncés ne sont pas suivis à la lettre, puisqu’aux pages 161‑178, les inscriptions ne sont que partiellement reproduites. Elles auraient ainsi fort bien pu être traduites, le commentaire procurant les éléments contenus dans les parties supprimées et nécessaires à leur interprétation. Les fragments, eux, sont systématiquement présentés avec le numéro qui est le leur dans le premier volume des Tragicorum Graecorum Fragmenta (Snell et Kannicht 1986), mais dans un ordre parfois différent. Après quoi, ils sont traduits et analysés. Les vers subsistants des pièces dont on connaît le titre précèdent, comme à l’ordinaire dans les éditions de textes dramatiques fragmentaires, les incertarum fabularum fragmenta.

Sous l’appellation « Hellenistic Tragedy with biblical themes », le troisième chapitre (p. 199-242) est consacré pour l’essentiel à l’Exagogè d’Ezéchiel (p. 199-240), drame abondamment étudié depuis plus de 30 ans.

Quant au quatrième et dernier chapitre, il porte sur la mise en scène des pièces composées au cours de la période retenue (p. 243-280), en évoquant rapidement leur financement (p. 242‑246), la distinction entre tragédies « anciennes » et « nouvelles » (p. 246‑249), l’architecture des édifices théâtraux (p. 249‑257), les costumes et les masques des acteurs (p. 257‑264) et, pour finir, les fêtes dotées de spectacles dramatiques (p. 264-274), ainsi que les associations de Technites dionysiaques qui les assuraient en tout ou partie (p. 275-280).

En appendice, figure une liste des théâtres attestés à la fin du Ier siècle av. J.-C., avec un rappel de leurs principales caractéristiques, empruntées aux volumes publiés en 1996 par Rossetto et Pisani-Sartorio (p. 281-288). Le livre se termine sur une bibliographie de 23 pages (p. 312-322), suivie de trois indices (p. 313-322) : auteurs tragiques hellénistiques ; personnages historiques ; pièces.

Ne pouvant procéder à un examen détaillé de chacune des parties du livre d’AKT, je m’en tiendrai aux problèmes majeurs qu’il pose. Ils concernent son objet, sa composition, ses destinataires, mais aussi le traitement réservé à la bibliographie et aux sources disponibles.

Commençons par son objet. En dépit de son titre et de plusieurs de ses sous-titres, l’ouvrage ne porte pas seulement sur la tragédie hellénistique, puisqu’il s’intéresse également au drame satyrique contemporain. Toutefois ce parti pris n’est nulle part justifié. Or, il aurait dû l’être pour la raison simple que, à l’époque étudiée par l’auteur, les deux genres ne sont plus liés, le drame satyrique ayant acquis désormais son autonomie. Et ce qui est vrai, dès la seconde moitié du IVe siècle av. J.-C, à Athènes, lors des Grandes Dionysies, l’est également dans plusieurs autres cités hellénistiques, comme en font foi leurs catalogues agonistiques. Ajoutons que pour le drame satyrique le lecteur avait déjà à sa disposition de fort utiles anthologies : celle de Krumeich et al., citée p. xiv, et celle, absente de la bibliographie, de Paolo Cipolla[1].

Concernant la composition du livre, je m’interroge sur le bien-fondé du dernier chapitre, « The Staging of Hellenistic Tragedies ». Pourquoi avoir en effet substitué à une analyse méthodique des textes, sous l’angle de leur production scénique potentielle, lorsque bien évidemment la taille du document le permettait[2], un survol hautement critiquable des questions liées à leur représentation ? Erreurs factuelles, affirmations erronées, par suite d’une connaissance approximative des sources disponibles et de la bibliographie afférente, m’obligent à mettre sérieusement en garde quiconque prêterait aveuglément foi à l’ensemble des développements menés, car ils s’apparentent à une histoire tant partielle qu’hasardeuse du théâtre hellénistique.

Dans les pages consacrées par exemple au financement des concours, AKT rappelle tout d’abord qu’à Athènes, la liturgie dite chorégie (à la définition surprenante, p. 243) fut remplacée par une magistrature nouvelle, l’agonothésie. Elle explique ensuite ce changement par la situation financière déplorable de la cité, que les sources ne reflètent nullement, selon les historiens d’aujourd’hui[3]. Ce faisant, elle se satisfait d’une lecture au premier degré d’un passage du Sur la gloire d’Athènes, où Plutarque dénonce l’importance des sommes dépensées au théâtre en comparaison de celles affectées à la guerre. Elle ignore, il est vrai, et les travaux de P. Wilson et ceux de D.M. Pritchard sur les coûts réels respectifs des opérations militaires et des spectacles, lesquels contredisent à l’envi les propos de l’auteur du traité[4]. Elle méconnaît pareillement l’ouvrage collectif paru en 2010 sur L’Argent dans les concours du monde grec, où elle aurait trouvé les raisons pour lesquelles chorégie et agonothésie coexistèrent en de nombreuses cités hellénistiques. Mentionnant le fait, elle n’a pas cherché à le comprendre.

Son traitement d’un passage de la Vie d’Alexandre de Plutarque n’emporte pas davantage l’adhésion. Comme AKT méconnaît le ralliement des rois de Chypre à la cause du conquérant macédonien, elle ne comprend pas les enjeux politiques de leur désignation par le roi comme chorèges des concours dithyrambiques et tragiques qu’il souhaitait organiser à Tyr en 311 (p. 245). Elle ne perçoit pas non plus qu’en copiant en partie le programme des Grandes Dionysies d’Athènes et en convainquant même l’une des stars de la scène athénienne de rompre son contrat avec la cité pour participer aux épreuves théâtrales de Tyr, Alexandre ne faisait preuve d’aucune attitude bienveillante envers l’ancienne capitale culturelle du monde grec : il cherchait à la détrôner, en se donnant pour le nouveau champion de l’hellénisme[5].

Avouons-le, AKT a une bien curieuse conception de la façon de mener des recherches sérieuses. Lacunaire, on l’a vu, la bibliographie qu’elle nous livre ne mentionne même aucun ouvrage paru après 2010, ce qui surprend pour un livre paru 5 ans plus tard, et, parmi les travaux référencés, plusieurs, très datés, contiennent des informations qui ne sont plus valides aujourd’hui (e.g. Haigh 1968 correspond en réalité à un reprint de la 3e édition, revue et corrigée par Pickard-Cambridge, en 1907, de The Attic Theatre, paru en 1889).

AKT a aussi tendance, ici ou là, à emprunter des références documentaires et/ou des analyses à des auteurs dont elle oublie de mentionner le nom[6], ou auxquels elle ne renvoie que quelques pages plus loin et parfois même uniquement sur des questions de détail, alors que de toute évidence ils ont été utilisés beaucoup plus largement[7].

Ces réserves faites, le corpus qui constitue le cœur du livre, donne-t-il satisfaction, quant à lui ? Indiscutablement, grâce à AKT, l’on possède désormais des textes traduits et commodément rassemblés, qu’il s’agisse des testimonia ou des fragments tragiques et satyriques eux-mêmes. Toutefois, aucune des données présentes déjà dans les recueils de ses prédécesseurs n’est actualisée. AKT continue, e. g., de renvoyer pour les inscriptions de Delphes à FD III, alors que certains textes qu’elle mentionne figurent, revus et corrigés, dans le tome IV du Corpus des inscriptions de Delphes (CID IV) : elle ignore ainsi (p. 161) que l’on possède maintenant une copie supplémentaire de l’inscription où apparaît le nom d’Astydamas, laquelle doit être datée de 279/8 ou 278/7, et non de de 278-277 av. J.-C., comme elle l’écrit.

On relèvera également, outre des fautes d’accentuation, des erreurs ou des inexactitudes de traduction : la construction des v. 1-3 de l’épigramme de Dioscoridès (p. 94) est à revoir, tandis que le terme astei (v. 1) pourrait désigner l’Acropole et non Athènes ; ateleia (p. 161) ne signifie pas « immunity », etc. On notera aussi des interprétations erronées. Lysimachos (p. 174) qu’AKT tient curieusement pour l’un des « superiors of the Dionysian technitai », alors qu’il n’est qu’un de leurs ambassadeurs, est qualifié de Téien, ce que nul ne sait, car la précision n’est pas dans le document – Bruno Snell s’était du reste bien gardé de lui attribuer autoritairement cet ethnique (cf. TrGF 132, p. 304). Kleitos, fils de Kallisthénès (TrGF 129, p. 176-177) est, pareillement, fait imprudemment citoyen de Téos, sans doute parce qu’il y fut enterré. Mais les membres d’une association donnée pouvaient venir de l’ensemble du monde grec et hellénisé, la seule condition sine qua non de leur affiliation étant qu’ils fussent des hommes libres. En d’autres termes, que des Technites aient fait partie de la confrérie anatolienne, dont l’un des sièges se trouvait à Téos, interdit d’en faire ipso facto des Téiens.

L’essentiel toutefois est ailleurs. AKT aurait rendu, à mon sens, de bien plus grands services à la communauté scientifique si elle avait renvoyé aux traductions déjà disponibles dans la littérature critique, tout en les discutant, et si elle avait livré de véritables commentaires philologiques et historiques, en lieu et place du « critical survey », qui correspond pour l’essentiel à une simple recension des analyses de ses prédécesseurs.

J’en veux pour preuve les propos d’AKT sur Lycophron (p. 84-86). Celle-ci évoque d’abord les efforts de Walker (1923) et de Schramm (1929) pour constituer des dilogies ou une trilogie, à partir des titres de pièces conservées du poète. On attendait ensuite une discussion sur la légitimité de ces tentatives, puisqu’au chapitre 3, AKT invoque comme preuve supplémentaire de ce que l’Exagôgè d’Ezéchiel ne peut être une tétralogie « the fact that trilogies and tetralogies stopped being staged in the Hellenistic period » (p. 226, n. 41). Mais AKT ne l’engage pas. Il est vrai que sur l’existence ou non de trilogies tragiques voire de tétralogies, dans le cadre chronologique qu’elle a retenu, son opinion ne semble pas très arrêtée (cf. p. 65 et p. 116-117, où d’inexactitudes en erreurs avérées AKT élabore un véritable roman, imaginant que les noces de Suse auraient accueilli une compétition modelée sur les Grandes Dionysies athéniennes avec trois trilogies tragiques à son programme).

Laissant donc en suspens la question des dilogies ou trilogies dont Lycophron aurait été l’auteur, AKT passe, de manière abrupte, à l’examen de sa tragédie Nauplios, à propos de laquelle elle évoque « une théorie importante », sans révéler le nom de son auteur ni son contenu. Aussitôt après, elle fait état du théâtre d’automates décrit par Héron d’Alexandrie dans ses Pneumatica (20-28) et qu’aurait utilisé Philon de Byzance, au IIIe s. av. J.-C, pour monter son spectacle également appelé Nauplios. D’après AKT, les cinq saynètes le constituant auraient pu être empruntées à la tragédie homonyme de Lycophron, qui, du même coup, aurait pu être formée de cinq actes. Quant au substantif διασκευή, utilisé par l’auteur de la notice consacrée au poète, dans la Souda, au terme de l’énumération de ses pièces (« διασκευὴ δ’ἐστὶν ἐκ τούτων ὁ Ναύπλιος »), AKT indique qu’il pourrait signifier « the recasting of a play », ajoutant « and in this case it is a very adequate term for such a stage adaptation ».

Il semblerait qu’elle fasse alors référence au théâtre d’automates. Mais le mot διασκευή qualifie le drame de Lycophron dans le dictionnaire byzantin, non le Nauplios de Philon, et il ne paraît pas être attesté dans le vocabulaire de la mise en scène. C’est en revanche, au singulier, un terminus technicus de la rhétorique, où il renvoie à l’élaboration d’un texte, et de là à l’affabulation, comme de la philologie, où il désigne le remaniement d’un texte pour en donner une deuxième édition corrigée, que le responsable en soit l’auteur lui‑même ou d’autres qui mensongèrement se font passer pour lui[8]. Curieusement, il semble cependant réservé exclusivement aux comédies, chez Athénée comme chez les lexicographes. On aurait là un hapax pour la tragédie, dont l’emploi pourrait conduire à l’hypothèse que l’on avait conservé parmi les œuvres de Lycophron une pièce reprise par ses soins ou que d’autres avaient reprise de manière pseudépigraphe, et ce à une date ultérieure, que je situerais volontiers sous l’Empire où la pratique est particulièrement bien connue. Toujours est-il qu’AKT n’a tiré aucune conclusion de ce genre et l’on peut regretter qu’au moment où elle paraissait formuler un jugement plus personnel, avouant tenir pour important le témoignage « interesting and obscure » de la Souda sur le drame Nauplius, son opinion soit si difficile à saisir.

Arrivée à mon dernier point, les destinataires de l’ouvrage, je commencerai par une remarque triviale. Étant donné son coût en version « hardcover », lors de sa parution (plus de 200 $), on était en droit d’attendre qu’il fût excellent sur le fond et (quasi) irréprochable sur la forme. Ce n’est malheureusement pas le cas. Je ne comprends pas que Hellenistic Tragedy n’ait pas été relu avec plus d’attention, tant par son auteur que par des professionnels de l’édition. La bibliographie fournie regorge de scories : fautes d’accents, mauvais usage des majuscules, absence d’harmonisation dans la présentation des titres d’articles et de livres, erreurs sur les dates de publication (Theatre in Ancient Greek Society de J.R. Green est paru en 1994, non en 1996), voire confusions entre articles et livres. Louis Robert n’a jamais écrit d’ouvrage intitulé Les fêtes de Dionysos à Thèbes et l’Amphictionie. Pire encore ! Des livres sont mentionnés dans la liste dressée en fin de volume, mais on ne trouve aucune note y renvoyant dans le cours de l’ouvrage : c’est le cas de l’article de L. Sbardella relatif au drame satyrique Agen, dont traite AKT aux pages 113‑123. Inversement, p. 273, AKT fait référence à l’article « Le palmarès de l’acteur-athlète : retour sur Syll.3 1080 (Tégée), publié par mes soins en 2007, dans le numéro 160 de la ZPE, mais il n’apparaît pas dans la bibliographie finale.

Je ne comprends pas davantage que sur le fond (délimitation du sujet, construction de l’ensemble, qualité des traductions, pertinence du commentaire), il n’ait pas fait l’objet de réserves critiques de la part d’un directeur de collection ou d’un comité de lecture. Car à qui ce livre, globalement fort décevant, va-t-il servir en définitive ? Certainement pas aux spécialistes. Qu’ils soient philologues ou historiens du théâtre, il leur incombera de reprendre et de revérifier tout ce qu’ils y trouveront. Aux étudiants ? Je trouve particulièrement dommage (et même dangereux) que soit mis à leur disposition un ouvrage auquel ils ne pourront pas se fier. Si le but d’AKT était de faire connaître à un public plus large un pan souvent ignoré de la littérature dramatique – projet hautement louable –, elle aurait dû se donner réellement les moyens de ses ambitions.

Brigitte Le Guen, Université Paris 8

[1]. Poeti minori del dramma satiresco, testo critico, traduzione e commento, Amsterdam 2003.

[2]. Enrico Medda a montré récemment, lors d’une communication à l’Association des Études grecques, les résultats fructueux que l’on pouvait obtenir en étudiant sous cet angle le fragment TrGF 2 adespota F F 649 (p. 195 et 198).

[3]. Cf. J. Williams, « Ideology and the Constitution of Demetrius of Phalerum » dans C. Hamilton, P. Krentz dir., Polis and Polemos. Essays on Politics, War and History in Ancient Greece in Honor of Donald Kagan, Claremont 1997, p. 340.

[4]. P. Wilson, « Costing the Dionysia » dans M. Revermann, P. Wilson dir., Performance, Iconography, Reception. Studies in Honour of Oliver Taplin, Oxford 2008, p. 88-127 ; D.M. Pritchard, « Costing Festivals at War: Spending Prioritiés of the Democracy » dans P.J. Rhodes et al., Public Finance in Ancient Athens, 594 BC to AD 14, Oxford 2011, ch. 3.

[5]. Voir B. Le Guen, « Theatre, Religion and Politics at Alexander the Great’s Travelling Royal Court » dans E. Csapo et al. dir., Greek Theatre in the Fourth Century B.C., Berlin-Boston 2014, p. 249-274 and Pl. 10.

[6]. On comparera, par exemple, AKT, p. 249, avec B. Le Guen, « ‘Mort de la cité’-‘Mort du théâtre’ ? » Théâtre et cités à l’époque hellénistique, REG 108, 1995, p. 74-75 et Id., « Théâtre, cités et royaumes en Anatolie et au Proche-Orient de la mort d’Alexandre le Grand aux conquêtes de Pompée » dans F. Prost éd., L’Orient méditerranéen de la mort d’Alexandre aux campagnes de Pompée, Actes du colloque international de la Société des Professeurs d’Histoire Ancienne de l’Université (Rennes, avril 2003), Rennes 2003, p. 341, sur la présence conjointe d’anciennes pièces et de créations dans un même concours ; ou AKT (p. 33) avec Id., « ‘Décadence’ d’un genre ? Les auteurs de tragédie et leurs œuvres à la période hellénistique » dans B. Le Guen éd, À chacun sa tragédie ? Retours sur la tragédie grecque, Actes de la Journée d’étude (Saint‑Denis, 6 avril 2006), Rennes 2007, p. 114, sur les changements inévitables qui se produisirent au cours des trois siècles hellénistiques. Nous pouvons, bien évidemment, AKT et moi-même, avoir eu indépendamment les mêmes idées, mais la chose méritait à tout le moins d’être dûment signalée.

[7]. Si le titre de l’ouvrage que j’ai dirigé, À chacun sa tragédie ? Retour sur la tragédie grecque, Rennes 2007, apparaît bien dans la bibliographie d’AKT (quoiqu’avec une faute), l’article qui y figure sous mon nom « “Décadence” d’un genre ? Les auteurs de tragédie et leurs œuvres à la période hellénistique », p. 85-130, a été omis.

[8]. Cf. P. Veyne, « Διασκευαί : le théâtre grec sous l’Empire (Dion de Pruse, XXXII, 94) », REG 102, 1989, p. 339-345.