The Greek-Swedish Excavations at the Agia Aikaterini Square Kastelli, Khania 1970-1987, 2001, 2005 and 2008. Results of the excavations under the direction of Yannis Tzedakis and Carl-Gustaf Styrenius. – E Hallager,. B. P. Hallager eds. – Stockholm : Svenska Institutet i Athen, 2016. – 2 vol., 496 p.+218 pl. : bibliogr., index, fig. – (Skrifter utgivna av Svenska Institutet i Athen, ISSN : 0586.0539, 4° ; 47:5), (Acta Instituti Atheniensis Regni Sueciae, series in 4° ; 47). – ISBN : 978.91.7916.064.7.

Dirigée par Erik et Birgitta P. Hallager, cette monographie présente les résultats des fouilles hellénico-suédoises menées sur la colline de Kastelli, à Aghia Aikaterini, dans la ville de La Canée (Crète occidentale), entre 1970 et 1987, puis en 2001, 2005 et 2008. Ce tome est le cinquième d’une série dont les quatre premiers s’intéressaient, respectivement, aux périodes géométrique à moderne, aux niveaux MRIIIC[1], MRIIIB2 et MRIIIB1-A2. Le volume VI portera sur la période néopalatiale et le volume VII sur les niveaux du Minoen Ancien et du Minoen Moyen. Le présent ouvrage est consacré à l’étude des niveaux MRII-MRIIIA1 (1450 – 1390/1370 av. J.-C. environ). Il apporte un éclairage nouveau sur l’administration à l’époque de la « Crète mycénienne », sur les échanges et sur les influences culturelles en Crète occidentale, enfin, sur certains aspects de la vie quotidienne à l’époque post-palatiale[2]. Ce sont ces trois axes qui seront discutés dans le compte rendu proposé ici.

La monographie est scindée en deux
volumes. Un premier volume de texte et d’annexes (496 pages) présente les contextes stratigraphiques par zones et répertorie le mobilier découvert dans chaque structure ; ce chapitre débouche sur une courte synthèse sur l’architecture et sur les enduits peints (p. 34‑207). Vient ensuite l’analyse morphostylistique des récipients en céramique qui occupe une place importante (p. 207-289) en comparaison des chapitres consacrés aux autres catégories de mobilier et aux écofacts (p. 290‑466). Ce déséquilibre semble se justifier par l’un des résultats majeurs obtenus par l’étude céramologique, à savoir la mise en évidence de phases MRII et MRIIIA1 distinctes dans les contextes stratifiés des fosses et des dépotoirs au nord et au sud du site. Cette séquence stratigraphique a permis de dater les formes diagnostiques de récipients en céramique découverts sur les niveaux de sol utilisés depuis l’époque néopalatiale où ils s’étaient accumulés. Néanmoins, on comprend plus difficilement pourquoi les restes archéozoologiques, archéobotaniques, les pithoi, les sceaux et les scellés sont présentés après la conclusion générale qui intègre pourtant les résultats issus de leur étude (p. 321-323).

Le second volume regroupe 218 planches. Il inclut les relevés en plan et en coupe de la zone fouillée ainsi que les photographies des structures et du mobilier. Il présente aussi les dessins typologiques des récipients en céramique et de quelques pièces en obsidienne. Les illustrations des autres catégories de mobilier et des écofacts sont intégrées au corps du texte dans le volume I. L’ouvrage, dans son ensemble, remplit efficacement sa mission de monographie en présentant de manière claire les données issues de la fouille. Les chercheurs peuvent s’y référer facilement à l’aide d’un index et d’une table de concordance du mobilier située à la fin du premier volume. Il aurait été intéressant de trouver aussi un historique des fouilles présentant la chronologie des découvertes. De même, à la suite de la conclusion générale, une discussion mettant en perspective les résultats avec l’histoire de la recherche sur l’époque et sur la région étudiées, n’aurait pas été superflue.

Dans la monographie, la réoccupation de Kastelli au MRII-MRIIIA1 est qualifiée de « squat ». Ce terme avait déjà été employé par Arthur Evans à propos d’espaces réoccupés à Cnossos dans une phase que l’étude de la poterie avait alors permis de dater du MRIIIB[3]. Le mot « squat », que l’on rencontre parfois dans la littérature archéologique, se révèle, à notre connaissance, rarement défini dans les dictionnaires spécialisés[4]. Dans l’ouvrage, il semble désigner un habitat de superficie relativement faible, construit en matériaux mixtes, en même temps qu’il se rapporte au processus de réoccupation d’un espace. Après les destructions du MRIB, le site de Kastelli n’a en effet pas été abandonné. Ses habitants ont au contraire rapidement nettoyé les débris et réaménagé l’espace. L’occupation du MRII-MRIIIA1 est visible dans six pièces des anciennes maisons I, II et III. Dès le début du MRII, de nouveaux murs sont construits dans les décombres de la pièce A de la maison I et contre la pièce A de la maison II. Les sols du MRIB sont déblayés et réutilisés. L’absence de hiatus chronologique entre la destruction de l’habitat et sa réoccupation ainsi que la réutilisation des édifices du MRIB témoignent d’une continuité d’occupation entre les périodes néo- et post‑palatiales. Les pièces réaménagées sont de petite superficie (entre 4,86 et 13 m2) et les matériaux de construction utilisés associent pierre, terre à bâtir et bois. Dans la pièce A de la maison I, par exemple, les fouilleurs ont découvert des fragments de briques dont deux présentaient des négatifs d’éléments architecturaux en bois et deux autres des empreintes de clayonnage. L’analyse d’un fragment de terre à bâtir provenant de la maison III a révélé un négatif de poutre en bois provenant de la toiture. Ces résultats, qui contribuent à mettre en évidence l’utilisation du bois dans l’architecture post‑palatiale, n’aboutissent cependant pas à une étude exhaustive des techniques de construction mises en œuvre avec ce matériau comme c’est le cas dans d’autres travaux[5].

Un terme plus neutre que « squat » aurait peut-être été préférable pour désigner la réoccupation de Kastelli qui, non seulement dure et se développe jusqu’à la fin du Minoen Récent mais, en outre, livre de nombreux indices d’activités artisanales, de contrôle administratif et d’échanges à longue distance. Après sa destruction par incendie à la fin du MRIIIA1, l’établissement est en effet immédiatement reconstruit et les niveaux de sol se succèdent jusqu’au MRIIIC[6]. À partir du MRIIIA2, l’agglomération possède des dimensions proches de celles de l’époque néopalatiale[7]. Quant à l’occupation du MRII, les habitants ne se sont pas contentés de réutiliser des lieux anciens, mais ils ont également effectué des aménagements architecturaux. Les plus notables sont l’édification d’un mur de partition dans la pièce A de la maison III, la construction d’un nouveau toit et d’un puits de lumière dans la pièce A de la maison I ou encore l’aménagement d’un sol avec des galets dans la pièce A1 de la maison III. Le puits, construit à l’époque néopalatiale dans la partie nord du site, continue d’être utilisé jusqu’au MRIIIA1. Enfin, les rues au nord et au sud sont régulièrement entretenues par l’ajout de nouvelles couches de terre et
de pierre.

À une exception près, tous les sols mis au jour ont été aménagés à l’époque néopalatiale et ont été utilisés jusqu’au MRIIIA1. Dans ces contextes, les fouilleurs peinent à mettre en évidence des zones fonctionnelles car le mobilier datant du MRII et celui datant du MRIIIA1 s’y sont mélangés et que, de surcroît, plusieurs étapes de nettoyage sont intervenues. La stratigraphie est plus claire dans les fosses et dans les dépotoirs. Les données archéozoologiques et archéobotaniques apportent des résultats significatifs sur la consommation d’animaux (chèvres, moutons, porcs, bovins, poissons) et de plantes (vin, olives, figues, céréales, légumineuses). Le mobilier témoigne d’activités artisanales et domestiques telles que le tissage, la métallurgie ou encore le travail de la pierre. Des sceaux et des scellés, parfois retrouvés en association avec les déchets et les produits semi‑finis résultant de ces activités (cas de l’unique niveau de sol datant du MRIIIA1 dans la pièce A1 de la maison III), attestent un contrôle administratif lié à la production artisanale. Celle-ci est à mettre en lien avec ce qui constitue l’un des apports fondamentaux de l’ouvrage, à savoir la mise en évidence d’échanges à moyenne et à longue distance.

Les replis de population qui caractérisent la Crète orientale après la chute de la plupart des palais (MRIB) ont fait l’objet de nombreuses études[8]. La nouvelle monographie de Kastelli donne une image différente pour la Crète occidentale. Les contacts entretenus par cette agglomération avec le reste de l’île et avec d’autres sites égéens sont analysés par le biais des importations. L’étude céramologique montre que la céramique cnossienne est la plus représentée au sein de ces importations. Au MRII, celle-ci apparaît uniquement dans le répertoire des récipients décorés, en l’occurrence des vases de service, de stockage et de transport. Au MRIIIA1, elle concerne également la vaisselle commune non décorée. Ces données s’ajoutent au répertoire des importations cnossiennes identifiées dans de nombreux sites crétois et qui suggèrent une influence culturelle très forte exercée par Cnossos aux MRII-IIIA1[9].

Les importations issues d’autres sites du bassin égéen montrent que Kastelli échangeait aussi à longue distance, avec Palaikastro en Crète, mais également avec le continent, avec Cythère, ou encore avec le Levant. Le cas de la céramique de Cythère est particulièrement intéressant. Celle-ci comprend des jarres, des amphores, des bols, des cruches, et des récipients de cuisson. Or la découverte de récipients culinaires et de vases de consommation importés en faibles quantités (nous en avons compté six) est plus inhabituelle que celle de récipients de transport et de stockage dans lesquels on conservait les denrées échangées. Les auteurs formulent l’hypothèse stimulante selon laquelle les vases de cuisson et de consommation étaient peut-être « more in accordance with a ‘private’ import than that of an official. These non exclusive forms could very well have served the crews of Kytheran ships which occasionally entered the harbour of Khania » (p. 280). En plus de la céramique, les objets importés comptent notamment de très nombreuses pièces en obsidienne de Milos (345 outils et déchets), deux objets en bronze comportant du cuivre du Laurion ainsi qu’une figurine anthropomorphe dont la pâte argileuse et la forme indiquent qu’elle provient d’Argolide.

L’ouvrage s’inscrit, pour finir, dans le débat ancien de la mycénisation de la Crète à l’époque post-palatiale. Ce phénomène est défini comme le « process of changing and alteration of the Minoan culture and of the habits of its people by their accepting and assimilating substantial elements of Mycenaean civilization »[10]. Pour résumer cette thématique, nous reprenons l’excellente synthèse écrite à ce sujet par Charlotte Langohr dans un chapitre de sa thèse publiée[11]. Plusieurs éléments de la culture matérielle et de l’architecture ont permis de détecter une présence mycénienne dans l’île, notamment à Cnossos, à La Canée, à Phaistos, à Aghia Triada, à Mochlos, à Palaikastro, à Pétras et à Malia. La découverte de tablettes en Linéaire B à La Canée[12] et à Cnossos[13] ainsi que de vases peints avec des inscriptions en Linéaire B à Malia[14] suggère même l’existence d’un contrôle administratif mycénien. Les archéologues sont divisés sur la date de cette présence et de ce contrôle mycéniens qui, en chronologie relative, nécessite de définir précisément le moment de la destruction finale de Cnossos, seul complexe palatial à demeurer en activité après le MRIB[15].

Certains chercheurs, s’appuyant sur l’architecture et sur la céramique, situent cette destruction dans le courant du MRIIIA2 et considèrent qu’elle est précédée d’un contrôle administratif mycénien durant les phases MRII-MRIIIA1[16]. Eric Hallager, co-auteur de l’ouvrage présenté ici, ne partage pas cette position. Ce chercheur estime que la destruction finale de Cnossos a eu lieu dans le courant du MRIIIB. Selon lui, la culture matérielle retrouvée dans les niveaux MRII-MRIIIA1 signale que les Minoens sont toujours au pouvoir à Cnossos et que ce n’est qu’à partir du MRIIIB que les Mycéniens y exercent un contrôle administratif et politique[17].

Les données de fouille de Kastelli présentées ici permettent à Erik et à Birgitta Hallager de défendre leur positionnement historiographique. La découverte, dans un dépôt daté avec fiabilité du MRIIIA1, d’une coupelle miniature d’origine cnossienne décorée d’une inscription peinte en Linéaire A, est utilisée comme argument pour nuancer l’idée d’un contrôle administratif mycénien à cette époque. Cette découverte est la deuxième prouvant la continuité d’utilisation du Linéaire A depuis la période néopalatiale à Kastelli. Dans un utile état de l’art, les auteurs réitèrent leurs critiques à l’égard de la thèse d’un contrôle administratif mycénien précoce dont ils jugent que les données stratigraphiques de Cnossos ne permettent pas de l’étayer. Jan Driessen[18] avait suggéré que les tablettes en Linéaire B de Cnossos avaient pu être cuites dans plusieurs incendies de destruction entre le MRII et le MRIIIA2 et qu’elles fourniraient par conséquent des terminus ante et post quem fiables pour dater l’administration mycénienne. Les fouilleurs de Kastelli reviennent sur ce résultat en affirmant que les niveaux MRII-MRIIIA1 ont été trop perturbés par les fouilles de la fin du XIXe siècle et du début du XXe  siècle pour parvenir à de telles conclusions.

Comme l’écrit déjà H. W. Haskell en 1997 à propos de la question de la « Crète mycénienne »[19] « few Bronze Age topics have generated so many articles and books over the last 40 years as has the thorny debate over the date of Greek Knossos ». La grande force de l’ouvrage discuté ici est de dépasser ce débat et de s’intéresser à un aspect sous‑étudié pour l’époque post-palatiale, à savoir la vie quotidienne. La notion de squat y est développée, sans toutefois être explicitement définie. Il nous semble que le terme plus neutre de réoccupation aurait été plus approprié, dans la mesure où le site continue d’être fréquenté, sans discontinuité, jusqu’au MRIIIC. Le mobilier retrouvé montre par ailleurs l’existence d’une production artisanale, d’un contrôle administratif ainsi que d’échanges à longue distance qui contribuent à montrer que Kastelli était un centre économique important dès le MRII. Nous aurions aimé que certains vestiges apparaissent avant la conclusion générale et que leur présentation dans des chapitres spécialisés fasse l’objet d’une synthèse susceptible de les mettre en perspective avec leur contexte régional. Toutefois, ces quelques remarques n’enlèvent rien à la rigueur scientifique qui caractérise le traitement et la présentation des données ; nous sommes certains que le lecteur aura plaisir à le constater.

Bastien Rueff, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

[1]. MR constitue l’abréviation de Minoen Récent. Pour une chronologie complète de la Crète aux IIIè et IIè millénaires, Cf. R. Treuil et al., Les civilisations égéennes du Néolithique et de l’âge du Bronze, Paris 2008, p. 32. En datation absolue, le Minoen Récent s’étend de 1450 à 1100 av. J.-C. environ.

[2]. Certains archéologues considèrent que le terme de « période post-palatiale » ne peut être employé qu’à partir de la chute de Cnossos, dont la date (MRIIIA2 ou MRIIIB) est d’ailleurs toujours discutée (Ch. Langohr, cf. infra n. 10). Ils privilégient l’appellation de période palatiale finale pour le MRII-MRIIIA1. Bien que cette distinction ait du sens, nous lui avons préféré une traduction directe du terme « post-palatial period » utilisé dans la monographie.

[3]. A. Evans, The Palace of Minos : a comparative account of the successive stages of the early Cretan civilization as illustrated by the discoveries at Knossos,Vol. IV, Part.2, Londres 1935.

[4]. R. Ginouvès et al. dir., Dictionnaire méthodique de l’architecture grecque et romaine, tome II, éléments constitutifs : supports, couvertures, aménagements intérieurs, Athènes 1992.

[5]. C. Palyvou, Akrotiri Thera: An Architecture of Affluence 3,500 Years Old, Philadelphia 2005 ; J. Shaw, Minoan Architecture : Materials and Techniques, Padoue 2009 ; E. Tsakanika-Theochari, « The constructional analysis of timber load bearing systems as a tool for interpreting Aegean Bronze Age architecture » dans A. Kyriatsoulis ed., Bronze Age Architectural Traditions in the Eastern Mediterranean: Diffusion and Diversity: Proceedings of the Symposiumsband, 07-08/05/2008, Munich 2009, p.127-142.

[6]. E. Hallager, B. P. Hallager eds., The Greek-Swedish Excavations at the Agia Aikaterini Square Kastelli, Khania 1970-1987. The Late Minoan IIIC Settlement, Vol. II: Text and Plates, Stockholm 2000.

[7]. E. Hallager, B. P. Hallager eds., The Greek Excavation at the Aikaterini Square, Kastelli, Khania 1970-1987 and 2001 : results of the excavations under the direction of Yannis Tzedakis and Carl-Gustaf Styrenius, vol. IV, The Late Minoan IIIB :1 and IIIA :2 settlements, Stockholm 2011.

[8]. K. Nowicki, Defensible sites in Crete c. 1200-800 B.C.: LMIIIB-IIIC through Early Geometric, Liège-Austin 2000 ; R. Ginouvès et al. dir., Dictionnaire méthodique de l’architecture grecque et romaine, tome II, éléments constitutifs : supports, couvertures, aménagements intérieurs, Athènes 1992.

[9]. Notamment M. R. Popham, « Cretan Sites Occupied between the End of Late Minoan IB and the Destruction of the Palace at Knossos » dans Acts of the Fourth International Cretological Congress, Iraklion, 29 August-3 September, 1976, Vol. 1., s.m., Athènes 1980, p. 454-460.

[10]. E. Andrikou, « Thoughts and Considerations on the Mycenaeanisation of Crete, motivated by pottery from Archanes » dans A. Farnoux, J. Driessen eds., La Crète mycénienne. Actes de la Table ronde internationale organisée par l’École française d’Athènes, 26-28 mars 1991, Athènes 1997, p. 9. La traduction de Fr. Rougemont (Fr. Rougemont, « J. Driessen et A. Farnoux (éds.), La Crète mycénienne. Actes de la Table Ronde internationale organisée par l’École française d’Athènes, 26-28 mars 1991, BCH Suppl. 30 (1998) », Topoi, 9/1, 1999, p. 291-298, [en ligne], visible sur https://www.persee.fr/doc/topoi_1161-9473_1999_num_9_1_1826, consulté le 10/04/2018) est la suivante : « le processus de changement et d’altération de la civilisation minoenne et des habitudes des Minoens, lié à l’acceptation et à l’assimilation, par cette population, d’éléments importants de la civilisation mycénienne ».

[11]. Ch. Langohr, Periphereia : Étude régionale de la Crète au Minoen Récent II-IIIB (1450-1200 av. J.-C.), Louvain-la-Neuve 2009.

[12]. E. Hallager, M. Vlasaki, B. P. Hallager, « New Linear B Tablets from Chania », Kadmos 31, 1992, p. 61-87.

[13]. Notamment M. R. Popham, The Destruction of the Palace at Knossos. Pottery of the Late Minoan III A Period, Göteborg 1970.

[14]. A. Farnoux, J. Driessen, « Inscriptions peintes en linéaire B à Malia », BCH 115, 1991, p.71‑94.

[15]. Les documents en Linéaire B découverts à La Canée suggèrent que ce site concentrait également des activités politiques et administratives importantes au MRII-IIIB.

[16]. Notamment M. R. Popham dir., The Minoan Unexplored Mansion at Knossos, Londres 1984.

[17]. E. Hallager, The Mycenaean Palace at Knossos: evidence for final destruction in the iii b period, vol. 1, Stockholm 1977.

[18]. J. Driessen, « The Scribes of the ‘Room of the Chariot Tablets’ » dans J.-P. Olivier, T. G. Palaima eds., Texts, Tablets and Scribes. Studies in Mycenaean Epigraphy and Economy offered to Emmett L. Bennett, Jr., Salamanca 1988, p. 123-165.

[19]. H. W. Haskell, « Trade and Production in ‘Mycenaean’ Crete » dans C. Gillis, Chr. Risberg, B. Sjöberg eds., Trade and Production in Premonetary Greece. Production and the Craftsman. Proceedings of the 4th and 5th International Workshops, Athènes, 1994 and 1995, Jonsered 1997, p.101-111.