Venantius Fortunatus, Gelegentlich Gedichte. Das lyrische Werk. Die Vita des hl. Martin. Eingeleitet, übersetzt und kommentiert von W. Fels. – Stuttgart : Hiersemann, 2006 .- (Bibliothek der Mittellateinischen Literatur, ISSN: 1862.11554 ; 2). – XLVI + 500 p. – ISBN : 3.7772.0603.5.

Il convient d’indiquer, à la suite de l’ouvrage de Marc Reydellet, une traduction complète de l’oeuvre poétique de V. F. en langue allemande : Wolfgang Fels, dans le cadre de sa dissertation « Studien zu Venantius Fortunatus mit einer Übersetzung seiner metrischen Dichtungen » sous la direction de Walter Berschin (Université de Heidelberg, Allemagne), a traduit 12886 vers de V. F. (p. XL) en vers (!) allemands. Pour les livres I à VIII, il s’est orienté d’après la traduction de Reydellet, pour les notes il a consulté Reydellet et Brazzano (p. XLIII).
L’introduction très vive (avec les paragraphes intitulés In Italien – Aufbruch nach Gallien – Fortunat faßt Fuß – Klostergast – Reisen – Freundschaft mit Gregor von Tours – Exkurs : Das Leben des hl. Martin – Fortunat richtet sich ein – Leben ohne Radegunde – Fortunat wird Bischof von Poitiers – Persönlichkeit und Nachleben – Das Werk – Zur Übersetzung), est suivie d’une bibliographie : éditions (en partie avec traduction) et traductions, oeuvres de référence. La partie principale, la traduction (V. F., Das lyrische Werk), avec notes, se présente uniquement en allemand. – Seuls les trois carmina figurata sont reproduits en latin et en deux couleurs, en face de la traduction (p. 30, 34 et 129), en plus app. p. 418. –
Le livre contient également un index des noms de personnes et de lieux et un index des matières. Les pages de garde fournissent deux cartes géographiques, la route de V. F. de Ravenne à Poitiers et les endroits de ses contacts en Gaule, avec les lieux que V. F. mentionne dans les récits de voyage et le réseau de sa correspondance.
Une traduction moderne en vers, cela signifie une entreprise remarquable. Fels s’en est sorti avec bravoure. Certes, les vers peuvent forcer des compromis et même des licences dans la traduction, parfois trop audacieuses. Pour X 13, 6 par exemple, Fels n’a pas pu consulter Reydellet qui aurait proposé une solution satisfaisante, et ce n’est pas l’unique cas où il faudrait recourir au texte latin pour vraiment comprendre. Malgré ces réserves, la tentative de Fels permet de faire connaître les poèmes de V. F. à un public allemand plus vaste et facilite l’approche pour ceux qui désirent quelque assistance à côté de la lecture des vers latins. Après tout, il reste des passages à discuter ; dorénavant il faudra écouter aussi la contribution de Wolfgang Fels.

Mechthild Pörnbacher